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Extrait du livre « Changer - La psychologie du changement »
www.livre-psychologie.com
On récolte ce que l'on sème
« Plus les histoires sont belles, moins les gens y croient! »
La Belle Histoire
Nous avons vus dans quelle mesure notre disposition intérieure orientait la nature des évènements que nous vivons. Ainsi, les individus pour qui nous entretenons des sentiments positifs nous font habituellement faire une expérience positive. Ceci s'explique parce-que nos actions sont toujours le reflet de notre monde intérieur. Dans ce sens on peut dire qu'on récolte ce que l'on sème. Par contre, il existe certaines expériences particulières où nos gestes ont une répercussion un long moment après. Le caractère extraordinaire de l'histoire qui suit tend à confirmer qu'il existe des mécanismes qui vont au-delà de la psychologie humaine. Ces derniers relève du spirituel mais leur impact n'en reste pas moins bien concret sur le monde réel.
« J’avais 18 ans et c’était mon premier jour en Europe. J’étais arrivé en provenance du Canada dans la journée. Je comptais faire ce voyage seul, à vélo, de la France en direction de Moscou. J’étais arrivé à 12h30 à Paris. Je me sentais seul au monde, loin de tout ce que je connaissais. J’avais peur mais mon goût du dépassement l’emportait sur tout. Dès mon arrivée à l’aéroport, j’ai du prendre quelques trains et un train de longue distance pour me rendre a Tours, ville située à 150km au sud de Paris. Je devais y rejoindre un ami québécois qui devait arriver 2 jours après moi.
Après un trajet de 2 heures, je suis arrivé à Tours vers 19h30. Il faisait noir, l’ambiance lugubre de la gare augmentait ma peur. Je me sentait très seul.
Je suis alors sortit de la gare. Il pleuvait et faisait noir! Je ne voyais que des hôtels à 100$ la nuit. Je suis donc retourné dans la gare en tremblant. J’avais terriblement peur de cette solitude, de devoir tout affronter seul. En retournant dans la gare, un événement que j’avais vécu 3 mois auparavant me revient à l’esprit :
C’était un matin froid (-30C) de décembre dans la ville de Québec. J’allais travailler et je m’étais acheté un grand café. J’ai alors remarqué un sans-abri (SDF) marchant en avant de moi dans la même direction. Au rythme où je marche, j’ai tôt fait de le rattraper. Arrivé à sa hauteur, je lui ai tendu mon café qu’il a accepté sans trop savoir d’où il venait. Je le distance assez rapidement. Je me retourne alors et discerne un sourire sous sa barbe fournit. Je me dis alors : un jour, Louis-Simon, ce sera peut-être toi qui aura besoin d’aide!
Profondément désespéré je reviens donc à la réalité. Je me dis alors : Là, c’est moi qui a besoin d’aide!
Pas plus que 30 secondes après, un homme s’approche de moi et me demande de lui acheter un calendrier. Nous discutons rapidement et je lui explique un peu ma situation. Il vient me mener à la porte d’un hôtel pas cher et il m’apprend que c’est un ancien sans-abri. Sur l’instant, je suis trop fatigué pour réaliser le caractère extraordinaire de cette histoire mais le lendemain, je n’en reviens tout simplement pas. 12 années ont passé, et je me rappelle de cet événement comme si c’était hier. »
Ce qui nous fait croire que la vie est injuste est souvent que notre action ne nous revient pas de la personne que l'on a aidé. On l'a revoit un jour, elle est distante et lorsqu'on lui demande de nous aidé, elle n'est pas disponible ou invente milles et une excuses. Dû à notre grande difficulté à percevoir le monde dans son ampleur, nous croyons alors que le monde est injuste et que nos bonnes actions n'ont aucun écho concret dans notre vie de tous les jours. Pourtant, les actions désintéressées ont toujours un écho. Mais nos préoccupations trop terre à terre nous empêche souvent de s'en apercevoir.
" J’ai toujours cru que l’argent ne devait pas être un but mais plutôt être un moyen pour faire le bien. Je n’en ai jamais eut beaucoup mais j’ai toujours voulut en faire profiter les autres, particulièrement quand des gens croisent ma route et que la situation l’exigent. Mais ce que je trouve extraordinaire c’est qu’à chaque fois que j’ai eut besoin d’aide de ce côté, des gens ont été placés sur ma route. Je me rappelle mon voyage de retour du Liban.
« Mon séjour de 4 mois m’avait coûté beaucoup plus cher que je ne l’avais prévue. Nous avions dû défrayer nous même les frais de l’implantation d’un programme sur la non-violence dans 3 écoles de la ville où nous étions. Dans l’avion pour Montréal, je me demandais même s’il me restait assez d’argent pour prendre l’autobus afin de revenir à Québec, ma ville natale.
Après 10 heures de vol du trajet Athènes-Montréal, je me décide à discuter avec la femme assise à ma gauche (elle ne semblait pas très sympathique) Après avoir discuter sur ce que j’avais fait au Liban, elle me demande où j’habite au Canada et comment je compte m’y rendre. En souriant, je lui avous ne pas trop savoir. J’ajoute qu’en revenant d’un camps de réfugiés, je me suis aperçue que ces petits tracas serait bien vite résolut par la vie. Je verrai bien lorsque j’arriverai. Je lui explique que j’allais m’arranger et que je ne m’inquiétais pas outre mesure de ce petit tracas.
Après quelques autres questions, elle sort 60$ en me disant que c’était pour mon autobus. Très surpris, je lui explique que ma situation n’est vraiment pas très grave et qu’il me restait peut-être l’argent nécessaire sur ma carte. Elle n’entend rien et me donne l’argent en me souhaitant un bon retour. »
D'un point de vue purement logique et rationnel, ces expériences sont peut-être le fruit du hasard. Par contre, maintenant que nous comprenons les mécanismes générant les expériences, nous savons que la croyance crée l'expérience. La paranoïa est une maladie mentale qui fait croire à un individu qu'il est le centre d'une conspiration. Cette croyance est si intense que le plus petit évènement devient une preuve de sa croyance.
"Je travaillais un jour dans une boutique et une femme, dans un état second, me dit que des hommes la poursuivaient pour la tuer. Je la crois à prime abord. Je lui demande où sont ces hommes. Elle regarde autour et voit une femme portant une casquette avec deux pics, rappelant l'idée d'un diable. Elle la pointe, et me dit que c'est le diable qui veut la tuer. Je comprends à ce moment, que la drogue a du altérer considérablement sa capacité de réflexion. Elle est tellement convaincu qu'on veut la tuer que tout devient une preuve de sa croyance. Exactement comme le faisait ma collègue en croyant qu'il s'agissait d'une sorcière."
Si une croyance est positive pour nous et pour le monde qui nous entoure, nous n'avons aucune raison de chercher à les changer. L'importance de changer vient lorsque les expériences que l'on vit au quotidien génèrent des émotions négatives pour soi et/ou pour les autres.
Pour le moment, nous avons tenté de répondre à la question "comment créer ou affronter le changement?". Par contre, les études sur les expériences de mort imminente tendent à répondre au "pourquoi?"
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Changer La psychologie du changement et du bien-être
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