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Des explications claires et des exemples nombreux pour mieux comprendre la psychologie du changement |
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Un livre de développement personnel abordant les fondements psychologiques et spirituels du changement et du bonheur |
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Un livre de psychologie populaire et sur le développement personnel. Une approche incluant la psychologie et le spirituel |

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Un livre pour mieux comprendre la marche à suivre pour changer de vie et se rapprocher de son idéal. |
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Un livre basé sur l’expérience et la pratique d’un diplômé en travail social ayant œuvré aux quatre coins du monde. |
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Extrait du livre « Changer - La psychologie du changement »
www.livre-psychologie.com
Reconnaître ses besoins et les exprimer
La ressemblance frappante entre les individus de différentes régions du monde que j'ai rencontrés m'a beaucoup fait réfléchir. La culture, la langue et l'apparence physique sont des façades qui, trop souvent, amplifient l'impression de la différence.
En portant toute notre attention sur de tels éléments, il devient alors difficile de nous attarder aux similitudes Les besoins sont à la fois universels mais le pouvoir de la culture (socialisation) et de ses croyances est grand. Tout le monde a besoin de manger. En Chine, on mange du riz alors qu’ici, on mange de la viande. S’il en est ainsi pour un besoin aussi primaire que celui de se nourrir, il est important de comprendre qu’il en est de même pour les autres besoins.
Des scientifiques se sont interrogés sur l’universalité des besoins. Ils ont fait des études pour noter quels étaient les éléments nécessaires à une certaine stabilité tant sur le plan physique qu’émotionnel. De ces études, celle du psychologue américain Abraham Maslow est devenue la référence pour décrire les besoins des êtres humains. Il organise les besoins humains sous la forme d’une pyramide.
Cette pyramide ne donne pas toute la subtilité des découvertes du scientifique américain
Comme l’ont affirmé plusieurs scientifiques et écrivains, la création d’un modèle de besoin à l’échelle planétaire ne saurait prendre en compte la richesse des individus qui le composent. La typologie des besoins est sous forme de pyramide car Maslow considère que certains besoins doivent être répondus (au moins au minimum) avant de s'attarder aux autres. Par exemple, le besoin de se nourrir et de dormir est primordial si on désire aller de l'avant et répondre aux autres besoins. Il n’est pas nécessaire de combler complètement un besoin avant de s’intéresser à celui situé à un niveau plus élevé dans la pyramide. L’évaluation des besoins et la capacité de les exprimer sont des composantes essentielles du bien-être. Néanmoins, il n’est pas toujours facile de traduire en mots ce qui est essentiel au bien-être sans y inclure quelques caprices personnels.
Nous avons tous été amoureux, à un moment ou à un autre de notre vie, d’un être qui n’éprouvait pas les mêmes sentiments que nous. Nous étions convaincus alors que nous avions besoin de cette personne. Puis les aléas de la vie nous ont éloignés et nous avons perdu contact avec cette personne que nous chérissions. Avec un certain recul, nous passons à autre chose et nous rencontrons quelqu’un d’autre.
Ce que nous faisons alors, c’est confondre nos « besoins » avec nos « désirs ». Les besoins sont des éléments essentiels à notre survie et à notre équilibre tant sur le plan physique qu’émotif. Ils sont très importants et y répondre doit être une priorité. Les « désirs » quant à eux sont des inclinaisons de notre esprit vers quelqu’un ou quelque chose d’agréable, une sorte de plaisir. Dans une société de consommation, il arrive souvent de mélanger ces deux termes en prenant certains désirs pour des besoins. N’est-ce pas le rôle de la publicité d’entretenir cette confusion? Plus la distance entre nos besoins et nos désirs est grande, plus nos attentes deviennent irrationnelles et le sentiment de frustration présent. C’est Gandhi qui disait lui-même : « Diminuez vos désirs et répondez à vos besoins ». Même si répondre à certains désirs est une façon de satisfaire un besoin, le réel défi est de trouver le (ou les) besoin caché sous chacun d’entre eux.
« Chloé a toujours rêvé de voyager (c’était son désir). Elle a toujours cru que c'est dans les voyages qu'elle se sentirait vraiment bien et qu'elle se réaliserait (besoin de réalisation). Mais sa situation économique et familiale l'a toujours empêchée de le faire. Pour pallier à ce manque, elle a décidé de se mettre à l'apprentissage de la langue espagnole. Après un an, elle commence à donner du temps pour les organismes venant en aide aux immigrants d'Amérique du Sud. Plus elle s'implique auprès de ces gens, plus elle pense aller dans ces pays. En songeant à ce voyage et en s’impliquant auprès des immigrants, elle est heureuse et sent qu'elle s'accomplit. Qui sait si Chloé fera le voyage dont elle rêve tant... » Derrière chaque comportement se cache une réponse à nos besoins. Si certains comportements paraissent destructeurs, il est important de comprendre ce qu’ils veulent exprimer réellement. Après les avoir traduits et compris, il faut trouver un comportement alternatif. Répondre à un besoin par un nouveau comportement n’est pas chose facile puisque que nous avons assimilé des schémas de réactions au cours de notre existence. À l’âge adulte, ces comportements ou réponses à nos besoins ne constituent pas toujours les meilleures réponses. Ils ont tendance à entretenir une faible estime de soi tout en nous enlisant dans un cercle vicieux d’expériences récurrentes. Lorsque nous souhaitons entreprendre un changement dans notre vie, la reconnaissance des besoins est un fondement de l’épanouissement. Par contre, ce dernier doit être accompagné d’une capacité à les exprimer. Lors de mon séjour dans le camp de réfugiés palestiniens de Aïn El-Helwoué au Liban, la pyramide des besoins d’Abraham Maslow a été utilisée. Avec une Québécoise et une traductrice du milieu, nous avons travaillé dans une école alternative pour des enfants rejetés de l’école de l’O.N.U. Notre mandat était de nous assurer de la mise en place d’un code de discipline cohérent au sein de l’ensemble de l’équipe d’enseignantes et d’enseignants. Pour ce faire, il fallait appliquer le principe selon lequel derrière chaque comportement inacceptable (crier, mordre, se battre...), il y a un besoin à combler. En comprenant celui-ci, les professeurs deviennent aptes à réorienter le comportement de l’enfant tout en lui inculquant des valeurs en fonction du code culturel et des valeurs de leur société. Cette démarche est également employée au Québec et chez plusieurs psycho- éducateurs oeuvrant en milieu scolaire. « Jacques a 12 ans. À l’école, ses professeurs ont observé des difficultés d’attention. De plus, il parle fort et il dérange continuellement ses camarades. Le personnel enseignant ne sait plus quoi faire. L’école a rencontré ses parents. Malgré leur travail, ils n’ont remarqué aucun changements dans le comportement de leur fils. Un jour, son professeur a découvert que, lorsque Jacques est assigné à une tâche précise, il devenait calme et prenait son rôle au sérieux. Suite à quelques expériences de la sorte, nous avons compris que Jacques , à travers ces tâches, se sentait valorisé et arrivait à répondre à son grand besoin d’attention et de valorisation. Une travailleuse sociale a également discuté avec ses parents relativement à l’importance d’écouter Jacques et de souligner ses bons coups. Dans beaucoup d’aspects de notre vie, nous ressemblons à Jacques. Afin de répondre à nos besoins, nous avons parfois tendance à émettre des propos ou à poser des gestes inappropriés. Qu’il s’agisse de la manipulation, de l’agression ou de la fuite, nous agissons ainsi pour nous assurer une stabilité personnelle. Beaucoup de couples entretiennent des comportements autodestructeurs qui, sans le savoir, sont des réponses peu appropriées à des besoins. En fait, ces schémas de réaction réveillent en l’autre des mécanismes de défense qui maintiennent les membres du couple dans des interactions malsaines. En décrivant les besoins et en relevant leurs caractéristiques, nous serons plus en mesure de comprendre la nature de chacun d’entre eux : Besoin de sécurité
Les nombreux programmes sociaux dont bénéficient nos pays nous font souvent oublier le besoin à la base de tous les autres : celui de se sentir en sécurité. Il faut en premier lieu s’assurer de l’intégrité et de l’équilibre du corps physique avant de penser répondre aux besoins suivants. Le besoin de sécurité se subdivise en trois catégories : Les besoins physiques : respirer, manger, boire, dormir. Ces besoins sont essentiels à la survie du corps. Les besoins physiologiques : se protéger contre les menaces extérieures, lesquelles sont naturelles (froid, chaud, eau, vent) ou humaines (violence, guerre, attaque). Lorsque notre intégrité physique est menacée, l’accès s’ouvre aux réactions instinctives. Mon premier séjour en Mongolie m’a fait comprendre que le simple fait de ne pas se sentir en sécurité affecte l’ensemble de la vie. « Dans ce pays aux prises avec de nombreux problèmes sociaux, j’observais de la violence au quotidien. Travaillant dans une banlieue de la capitale, j’étais confronté régulièrement à des évènements ou à des échanges de coups entre hommes saouls. Un peu nerveux au début, je me disais que j’étais au moins en sécurité à la maison, ce qui était primordial pour profiter pleinement de mon expérience. Deux mois après mon arrivée, je me réveille en pleine nuit en entendant la voix de mon co-locataire ainsi que celle de deux autres hommes. On se battait dans mon appartement. Terrorisé et ne comprenant strictement rien à ce qu’ils disaient, j’hésitais à intervenir. Pendant de longues minutes, j’étais sur le qui-vive. Peu de temps après, j’entendis la porte de l’appartement se refermer. Mon co-locataire est alors venu me voir pour m’expliquer que son ex-beau-frère était venu voir si la sœur de mon co-locataire (son ex-femme) habitait avec nous. Comme il était complètement saoul, il s’en était pris à mon co-locataire. La voix de la troisième personne était un ami de l’ex beau-frère. Suite à cette expérience, mon sentiment s’insécurité devint omniprésent et a miné une bonne partie de mon séjour à Oulan-Bator.»
Le besoin de territoire : Il est primordial d’avoir son espace personnel à la maison, au travail. Il est présent tant sur le plan individuel que collectif. Tant que nous ne pouvons pas ressentir un minimum de sécurité dans notre propre territoire, il sera difficile et même impossible de tenter de répondre aux autres besoins. Pour mieux comprendre l’importance de combler le besoin de sécurité, tournons-nous un instant vers un coin du monde aux prises depuis longtemps avec la guerre et l’instabilité politique. « Farah est une petite fille palestinienne âgée de 13 ans. Elle habite un territoire que l’armée israélienne occupe et contrôle depuis sa naissance. Elle ne comprend pas pourquoi cette armée opprime son peuple. Tout ce que Farah a vraiment besoin, c’est de sentir une sécurité pour elle et sa famille. Elle a besoin d’un territoire où elle vivra en fonction des valeurs et des traditions que sa famille lui enseigne. Aussi longtemps que ce besoin de base ne sera pas satisfait, elle et l’ensemble de son peuple vivront une instabilité émotive capable d’engendrer violence, agressivité et vengeance. Non loin de là, habite Kimael, jeune israélien de 16 ans. Depuis quatre ans, il regarde la télévision qui lui présente des scènes d’attentats terroristes. Des voitures piégées et des kamikazes palestiniens se tuent en tentant de faire le plus de victimes chez les Israéliens. Même si sa famille vit loin du centre-ville (là où se produisent habituellement les explosions), il vit dans un climat de peur constante car il craint de voir tuer un membre de sa famille. Effrayé à l’idée de devoir servir dans l’armée, il ne comprend pas l’attitude de certains Palestiniens (à qui il n’a rien fait!) à vouloir s’en prendre à son peuple. Du côté palestinien comme du côté israélien, le besoin de se sentir en sécurité sur son territoire est immense. Lorsqu’il n’est pas satisfait, ce besoin peut engendrer un stress intérieur très grand. Cette émotion poussée à l’extrême et cachée en chacun de nous risque de paver la voie à des actes barbares. Tant que les deux peuples ne se sentiront pas en sécurité, la guerre continuera et des générations d’enfants vont grandir en accédant à leur potentiel de violence, croyant qu’il s’agit de la seule réponse possible à leur insécurité chronique. »
Lorsque ce besoin de base n’est pas comblé, les normes culturelles s’estompent. En répondant au besoin de sécurité pour tous les peuples de la planète, nous permettrions à la paix mondiale de s’installer de façon permanente.
Besoin d’aimer et d’être aimé
L’homme évolue en société à l’intérieur d’une communauté. Entouré des membres de sa collectivité, il assimile peu à peu les normes et les comportements qu’il devra adopter pour interagir avec ses semblables. Mais privé de ce lien important avec le monde qui l’entoure, il perd goût à la vie et peut même développer des comportements étranges. Les études démontrent que cet isolement risque d’engendrer de graves dysfonctionnements au niveau du corps physique, lequel peut se retrouver dans une vulnérabilité extrême. L’absence de relation affective réelle semble plonger tout le corps et l’esprit dans une torpeur dont il est parfois difficile de se sortir... « Lors des découvertes sur les soins à donner aux enfants prématurés, on a appris à dispenser des soins de plus en plus judicieux sans toucher aux enfants. Malgré la rigueur des traitements et tout ce qui était mis en œuvre pour leur survie, les enfants ne grandissaient pas tout simplement parce qu’ils étaient privés de contacts humains. Des expériences en laboratoire sur des rats ont clairement démontré qu’en l’absence de contacts physiques, chaque cellule de l’organisme refuse de se développer et de grandir. Aux yeux de la médecine, un tel phénomène est incompréhensible et inexplicable.
Ce besoin d’aimer et d’être aimé se définit en fonction de trois sous catégories : Besoin de relation avec des personnes significatives et de manière positive. Nul ne peut s’épanouir pleinement s’il est privé de ces liens. Besoin d’appartenance à un groupe ou à une communauté qui partage ses valeurs et sa vision de la vie. Le nationalisme et les gang de rue sont des réponses, parfois extrêmes, à ce besoin. Relation de couple avec un (e) conjoint (e) : La relation de couple s’avère souvent la réponse au besoin d’aimer et d’être aimé. Il est primordial pour tout être humain de ressentir un contact réel et positif avec le monde qui l’entoure. Privé de ce lien et de ce soutien, il peut être très difficile d’avancer et d’affronter les autres défis de la vie.
« Johanne a 37 ans et habite sur la Côte-Nord depuis six ans. Venant de la ville de Sherbrooke, elle a choisi de venir s’établir ici pour occuper un bon emploi dans une banque de la région. Célibataire et sans enfant, elle jouit d’une situation financière qui fait l’envie de celles et ceux qui la côtoient. Pourtant, elle ne ressent pas cet engouement partagé par tant de monde. Depuis près de deux ans, elle a graduellement sombré dans une déprime, qui lui a enlevé toute l’énergie pour laquelle elle était reconnue. Les médecins consultés lui ont diagnostiqué une dépression. Depuis qu’elle est toute jeune, elle rêve de partager sa vie avec un être cher, un homme qu’elle chérirait. Ce rêve est devenu une réelle obsession depuis qu’elle entretient des relations avec des hommes non choisis et peu convenables. Elle est sans cesse déçue et voit ses attentes anéanties. Consciente de la jalousie de plusieurs personnes de son entourage face à sa situation professionnelle, elle hésite à exprimer ouvertement ses états d’âme. Mais cette fermeture contribue à son mal-être! »
Cette situation nous fait comprendre que si un besoin n’est pas comblé, l’ensemble de notre vie évolue dans une tristesse omniprésente. Le trop plein d’émotions a souvent comme impact de nous empêcher de connaître la source de notre mal-être. Besoin de reconnaissance Chacun a besoin d’être reconnu dans sa différence. Sur ce point, l’adolescence est une période trouble où le jeune, déchiré entre son désir d’être aimé et celui de faire reconnaître sa différence, ressentira des tensions parfois grandes tout en se donnant un comportement. Le besoin de reconnaissance se répartit habituellement en deux sous-catégories : Besoin d’être considéré : être estimé, respecté et apprécié par les autres. Besoin d’approbation : être félicité, encouragé et soutenu par son entourage. C’est en répondant à ce besoin que nous allons puiser la force et la détermination d’aller de l’avant dans nos projets ou dans les épreuves. L’individu non encouragé ou surprotégé durant son enfance risque de demeurer craintif et d’avoir tendance à ne prendre aucune initiative. Si nous avons appris à élever la voix ou à crier pour obtenir de l’attention, il y a fort à parier que nous communiquerons ce même comportement à nos enfants. Ceux-ci assimileront la croyance toute simple que, pour être écoutés ou entendus, il faut parler plus fort que tout le monde. Ils croiront même qu’il s’agit de la seule façon de répondre à leurs besoins. En apprenant à notre enfant que nous l’aimons comme il est, il intégrera une meilleure confiance en lui, ce qui lui permettra d’atteindre une véritable autonomie à l’âge adulte. Voici l’histoire de Robert et l’impact du peu de reconnaissance de son milieu : Robert a 16 ans. Il vient tout juste de décrocher de l’école. Malgré des notes intéressantes, il a perdu goût aux études depuis peu de temps; il voit celles-ci comme un frein à son idéal d’autonomie. Avec des parents très occupés et qui ne s’intéressent pas à ce qu’il fait, il a découvert les joies d’un travail rémunéré. Comme il n’a jamais obtenu la reconnaissance et l’encouragement de ses parents pour ses succès scolaires, il a rapidement compris qu’il n’obtiendrait jamais l’attention souhaité. Par contre, le fait de gagner un peu d’argent lui donne le respect et la considération de ses pairs, ce dont il a tant besoin. Ses parents, qui ne l’ont jamais vraiment encouragé, contribuent par leur propos à creuser le fossé qui les sépare de leur fils. Tout ce que veut Robert, c’est sentir qu’on est fier de lui. Comme tout être humain, il a également besoin d’être félicité et encouragé. En soulignant ses petits succès, nous présentons à l’enfant une vision de lui-même qui fera en sorte que son quotidien sera moins limité et plus riche. Personne ne peut affirmer si la décision de Robert aurait été différente si ses succès scolaires avaient été soulignés et appréciés tout au long de son cheminement scolaire. Mais une chose est certaine, au-delà des connaissances académiques, la perception de lui-même n’aurait pas été la même. Le caractère positif de cette dernière est garant du succès et du bonheur.
Besoin de réalisation de soi
Pour nous sentir pleinement vivants et présents au monde, nous devons nous réaliser. En d’autres termes, chacun doit ajouter sa contribution d’une façon ou d’une autre au monde qui l’entoure. Se réaliser vraiment n’est pas toujours fait dans les projets les plus extravagants. Se livrer à la peinture, pratiquer la massothérapie, faire des voyages, des affaires, de la broderie ou du sport, fonder une famille, être plombier sont autant de possibilités pour exprimer ses talents. Il est important de trouver des façons de traduire ce qui fait de nous des êtres spéciaux. Lorsque les talents ne sont pas exprimés, l’être s’enlise dans un état d’esprit négatif. Il faut donc dès maintenant aller chercher en nous ce qui nous fait vibrer. Le besoin de réalisation de soi se retrouve dans deux sous catégories. La première catégorie comprend le besoin de se réaliser par des études universitaires, une famille, des voyages, des dessins ou du bénévolat. Il s’agit de moyens concrets choisis par certains individus. La deuxième catégorie est celle du besoin de réalisation. Nous avos besoin d’exprimer nos talents par le sport, l’art, la parole, le travail, la cuisine, etc.
Besoin de sens
Toute personne qui ressent un certain équilibre dans les autres précédents cherche à comprendre ce qu’elle vit. Que ce soit par l’entremise de la religion ou de la philosophie, nous voulons donner une signification à ce que nous faisons et croyons. Ce besoin de sens se définit en fonction de deux sous catégories. Nous avons besoin de savoir et de comprendre les événements personnels et sociaux Nous avons besoin de donner un sens à notre vie par notre spiritualité, nos valeurs, et nos actions. Cette pyramide précise nos besoins fondamentaux mais elle reste imparfaite car elle ne tient pas compte de toute la complexité de l’être humain. Reconnaître nos besoins et trouver des façons d’y répondre constituent des étapes importantes du changement. Le processus d’autonomisation est celui où l’enfant, devenu adulte, s’assure lui-même de satisfaire ses divers besoins. Ce processus reste pourtant incomplet chez de nombreux adultes qui continuent à entretenir des attentes irréalistes envers les autres. Ce genre d’interaction pave la voie à la dépendance et à un lot de souffrances. Afin de répondre à ses besoins et en arriver à un certain équilibre, tant sur le plan physique qu’émotif, il est important de bien centrer ses efforts. Nous vivons tôt ou tard des périodes où il n’est pas facile de satisfaire certains besoins. Lorsque nous ciblons le besoin à combler tout en lâchant prise sur certains désirs peu accessibles, nous favorisons l’équilibre. Les comportements inappropriés de certains enfants et adultes est une façon de répondre à certains de leurs besoins. À travers l’agressivité, les enfants ou adolescents nourrissent le désir d’être vus, entendus et reconnus par les autres. On peut donc, en cernant les besoins non satisfaits, réorienter le comportement de l’enfant afin qu’il agisse de façon appropriée tout en respectant le besoin des autres. Si nous nous isolons des autres et que nous nions ce qui fait de nous des êtres spirituels, c’est l’ensemble de notre relation au monde que nous limitons. Affirmer nos besoins permet de se réapproprier le pouvoir sur notre vie. Exprimer ses besoins La grande difficulté n’est pas toujours de cibler le besoin à satisfaire. Il s’agit plutôt de pouvoir l’exprimer clairement dans le respect des autres. Dans bien des circonstances, l’incapacité à exprimer nos émotions ou nos besoins contribue à entretenir un immense sentiment de frustration. Avec le temps, ce sentiment fait croire que le comportement à changer est chez l’autre. Nous tenons alors ce dernier responsable de notre mal-être qui frise parfois le désespoir. Pour le punir de ne pas avoir su deviner notre besoin, nous agissons de manière à le rendre coupable. Ceci a pour effet de mettre fin à toute communication. Et quand nous réalisons que le changement se trouve en nous, les non-dits ont déjà brisé bien des choses. Il n’est alors pas facile de reconstruire une relation sur les bases de l’honnêteté, de l’authenticité, de la franchise et de l’écoute mutuelle. Nous sommes plutôt tentés de chercher ailleurs un baume à nos souffrances, lesquelles seraient pourtant évitées si nous pouvions apprendre tôt dans notre vie à nous exprimer clairement. En utilisant l’énergie pour exprimer ce que nous vivons au lieu de la dépenser à entretenir la haine et l’amertume, notre vie serait plus douce. Si nous pouvions apprendre à identifier avec douceur et sans détour les éléments manquants de nos vies, notre expérience pourrait prendre une forme beaucoup plus agréable. Nos attentes sur le monde extérieur seraient également beaucoup plus réalistes. Prenons le cas d’un inconnu qui s’approcherait si près de nous qu’il empiéterait sur notre territoire psychologique (notre bulle). L’impact de cette proximité non désirée aurait un effet immédiat : le pouls serait accéléré, nous croiserions nos bras, nous reculerions, nous ressentirions un malaise et le souffle deviendrait saccadé. Lorsque le besoin de territoire est bafoué, la pression provoquée par une telle situation sur nous peut être brutale. Notre réaction face à l’invasion de notre espace vital est souvent prompte et agressive. Relativement à l’espace individuel ou collectif, les médias rapportent des anecdotes et faits à tous les jours. L’histoire de Farah, la jeune palestinienne, et de Kimael, présentée précédemment, n’est pas un cas unique. Si nous ressentons dans notre corps un besoin non satisfait, il en est de même pour les besoins moins tangibles comme celui d’être respecté ou valorisé. Il n’est pas toujours facile de mettre le doigt sur le malaise ressenti. Mais en restant à l’écoute des signes que nous envoie notre corps, il est possible d’identifier et de comprendre l’élément d’instabilité. La démarche de la communication non-violente est assez simple. La grande difficulté réside dans le fait que nous ne sommes pas habitués à interagir de cette façon avec les autres. Ce type de communication est particulièrement conseillé pour gérer des conflits avec notre environnement. Certaines situations particulières peuvent évidemment survenir et la fuite représente le meilleur moyen quand la tension est grande. Technique de communication non-violente 1-. La première étape consiste à exprimer la situation (la parole, le geste, l’évènement...) constituant la cause de l’irritation. Ex : Quand tu m’as dit çà... Ce matin lorsque je suis parti et que... À cette étape, il faut s’abstenir de porter un jugement de valeur et une intention aux gestes de l’autre pour ne pas engendrer une fermeture. 2-. À cette deuxième étape, il est important d’exprimer les émotions ressenties. Il est primordial d’utiliser le « je » Ex : Je me suis senti très triste... je me suis senti attaqué... agressif et frustré...
3-. La troisième étape consiste à exprimer le besoin derrière la difficulté vécue. Ex : J’ai besoin de sentir que tu m’aimes... J’ai besoin de savoir que tu m’écoutes... J’ai besoin que tu... 4-. La quatrième étape consiste à élaborer des pistes de solution. Ex : Serait-il possible de... La prochaine fois, pourrions-nous... Crois-tu que...? Gilbert a dit qu’il téléphonerait à Isabelle pour qu’il planifie une rencontre. À deux reprises déjà, il n’a pas tenu son engagement et n’a pas téléphoné à Isabelle qui attendait impatiemment son appel. La troisième fois, Isabelle décide de lui en parler car elle n’en peut plus. De nature anxieuse, elle se fait des scénarios dans lesquels elle imagine Gilbert avec une autre femme. Plutôt que d’élever le ton, comme elle le fait habituellement en pareille circonstance, elle décide d’appliquer la démarche de la communication non-violente. Elle attend donc un moment propice où Gilbert est à l’écoute. Isabelle : - L’autre jour quand tu m’as dit que tu me téléphonerais, j’ai attendu ton appel toute la soirée. (étape 1). Je me sentais triste et anxieuse. Je m’imaginais des choses (étape 2). J’ai besoin de sentir que je peux te faire confiance et que tu respectes également tes promesses. C’est très important pour moi (étape 3). La prochaine fois que tu n’es pas sûr de me téléphoner, pourrais-tu t’abstenir de prendre un tel engagement? (étape 4) Gilbert : - À vrai dire, je ne te connais pas encore beaucoup et, comme j’ignorais que tu tenais vraiment à me rencontrer, j’ai préféré ne pas t’appeler. Je ne savais pas que tu attendais mon téléphone. Isabelle : - Je l’ai attendu toute la soirée. Et je me suis imaginé toutes sortes de choses. Gilbert : - Mais il ne faut pas s’imaginer tant de choses. Isabelle :- Mais je suis faite ainsi. Je peux essayer de travailler là-dessus et je suis consciente que la confiance se développe avec le temps. J’ai besoin de sentir que, lorsque nous prenons des engagements, nous les respectons tous les deux. Gilbert : - Très bien, je ne savais pas à quel point tu y tenais. La prochaine fois, je vais faire attention à nos ententes et ce que nous convenons ensemble. Isabelle : - Merci. Tu es super! Rappelons que le simple fait d’exprimer franchement et clairement notre besoin contribuera à notre bien-être. En faisant cette démarche, il faut rester ouvert à la possibilité bien présente que l’autre n’est pas toujours disponible à nous écouter et à nous soutenir. Mais dans ce cas, l’apprentissage d’une communication franche et efficace empêche de tomber dans des jeux de la manipulation et de l’incompréhension. Notre réaction est bien souvent de condamner l’autre et son action. Nous lui donnons intentions en fonction des émotions et de nos croyances sur le monde. Si nous nous mettons à la place de la personne qui agresse, il arrive souvent que la personne ignore même notre besoin. C’est plutôt l’inconscience qui créera la plupart des malentendus. Le fait de rester sur sa position défensive nous fera souvent rater la chance de grandir et d’établir des ponts avec les gens qui nous entourent. Privés de la connaissance de nos besoins, les gens de l’entourage qui nous aiment ne peuvent pas toujours deviner nos besoins comme nous les leurs... Il devient impératif d’apprendre à décrire ces sentiments et ces besoins en utilisant le « je ». Par contre, exprimer de tels besoins en niant ceux des autres est tout aussi déplorable et causera immanquablement les mêmes incompréhensions et la même fermeture. Dans des situations conflictuelles, trois types de réactions auront habituellement lieu. Tout d’abord, il s’agit de la communication dite « passive ». Dans ce type d’interrelation, la personne utilisant la méthode passive optera très souvent par la fuite et le fermeture. À travers son incapacité à dire « non », ce sont les gestes plus que les paroles qui contribueront à faire comprendre son réel état intérieur. Notre vie passe nécessairement par de nombreux deuils. Si certains sont plus importants que d’autres, ces étapes offrent néanmoins de grandes possibilités de grandir et de s’épanouir et ne doivent pas être considérées comme des échecs. Croire que le deuil est un échec ne ferait que nous laisser dans un état de tristesse qui risque de perdurer durant bien des années. Il y a lieu de comprendre enfin que, malgré le temps court d’une relation, les apprentissages effectués à travers elle, ont été une réussite magnifique pour laquelle il faut se féliciter. Ce changement de perception du monde constitue une étape pour une vie agréable dans laquelle nous arrêtons d’anticiper les évènements comme des menaces à notre sécurité tant physique qu’émotive. La perte des gens ou des choses que nous aimons est une étape difficile qui risque de nous paralyser pour un temps. Ce processus normal est souvent ralenti par des peurs et une attitude négative. Confronté à une personne inconnue, nous la voyons comme une menace à notre instabilité. Reconnaître la grandeur de l’humain et la capacité de faire le bien c’est voir la possibilité de s’améliorer, c’est percevoir cette énergie libératrice et créatrice. Il ne s’agit pas d’un exercice qui nous faire vivre avec l’illusion que l’humain est un être parfait. Si le potentiel de violence et de haine de l’humain est clairement démontré par les médias, nous oublions le potentiel d’amour qui sommeille en nous. Avons-nous observé que le simple fait de parler du bonheur nous prépare à le vivre? En entretenant des images et des paroles agréables, nous rendons notre âme sensible au monde qui nous entoure. « Le vrai bonheur est dans le calme de l’esprit et du cœur » Charles Nodier Que ce soit au Moyen-Orient avec les réfugiés d’une guerre qui n’en finit pas ou avec les éleveurs nomades de Mongolie, nous observons cette même quête de sens et le même désir profond d‘être heureux en faisant le bien auprès des gens. Si les langues donnent l’impression que les autres peuples sont déconnectés de la réalité, il faut savoir que lorsque nous commençons à les comprendre, nous nous apercevons que les préoccupations restent les mêmes. Peu importe l’endroit où nous sommes nés, et quelles que soient les conditions de notre existence, nous sommes tous confrontés à des épreuves, des défis et à des événements difficiles et souvent considérés comme insurmontables. Nous nous enlisons souvent dans des états d’être frisant le désespoir. Certains répondront par la colère et la haine tandis que d’autres par l’acceptation.
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