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Des explications claires et des exemples nombreux pour mieux comprendre la psychologie du changement |
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Un livre de développement personnel abordant les fondements psychologiques et spirituels du changement et du bonheur |
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Un livre de psychologie populaire et sur le développement personnel. Une approche incluant la psychologie et le spirituel |

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Un livre pour mieux comprendre la marche à suivre pour changer de vie et se rapprocher de son idéal. |
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Un livre basé sur l’expérience et la pratique d’un diplômé en travail social ayant œuvré aux quatre coins du monde. |
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Extrait du livre « Changer - La psychologie du changement »
www.livre-psychologie.com
Apprivoiser le deuil Le deuil est un processus décrivant les émotions vécues suite à la perte d’un parent, d’un animal, d’un travail, ... Si on a tendance à croire qu’on ne vit un deuil qu’au moment de la mort d‘un être cher, il faut savoir que tout changement peut impliquer des émotions associées à un deuil. Dans ce sens, celui-ci peut survenir à tout moment au cours de la vie. Il prendra la forme de la perte d'un emploi, d'un(e) conjoint(e), d’un changement d'école ou de patron qu'on appréciait. Les deuils ou petites morts jalonnent absolument toutes les étapes de notre vie et les apprivoiser est non seulement souhaitable mais primordial. Accepter le deuil débute avant qu'il survienne, en réalisant qu'il s'agit d'un processus naturel dont les répercussions se trouvent tant sur le plan psychologique que spirituel. Apprivoiser le deuil ne signifie pas l’anticiper ou le craindre mais plutôt s'investir à la guérison, tout en changeant les choses sur lesquelles peut s’exercer un réel pouvoir. Un deuil constitue un passage obligé dans l’évolution de chaque être humain et se présente dans de nombreuses situations. Le deuil fait partie intégrante de l’expérience humaine. Nous sommes pourtant plusieurs à dépenser de l’énergie à les nier ou à les éviter. Il est important de changer notre vision de ces évènements négatifs en apprenant à voir en eux tout le contraire : une opportunité de grandir, d’évoluer et de s’épanouir. Il faut avouer que certains évènements rendent difficile une prise de conscience d’ordre positif.
« J'étais à l'école primaire et c'était le dernier jour d'école. La cloche avait sonné. À cette époque, l'été signifiait la perte de contact avec les amis. Je marchais pour la dernière fois avec mon meilleur ami. Mais cette journée était spéciale car celui-ci devait changer d'école l'année suivante, ce qui signifiait que le chemin que nous avions pris si souvent ensemble était emprunté pour une dernière fois. Je le savais, j'en étais conscient! Comme pour étirer le plaisir sans pour autant montrer ma peine, je marchais donc lentement jusqu'à l'endroit où nous devions nous séparer. Si j'ai oublié les mots échangés pour nous dire adieu, je me rappelle néanmoins l'émotion très vive ressentie à ce moment-là. Pour la première fois de ma vie, les circonstances m'obligeaient à me détacher d'une personne fort appréciée. En cette heure de grand départ, je comprenais que cette amitié avait été si importante qu'elle avait même forgé une partie de mon identité. Quelques secondes après notre dernier regard, je me suis mis à pleurer en me demandant bien pourquoi la vie était si triste. Ce n'est que plusieurs années après que j'ai compris que c'est dans ces moments que les liens que nous forgeons prennent tout leur sens. »
Face à un nouveau défi et emportés par l’émotion, nous avons le réflexe de vouloir changer notre état d’âme (à cause de l’entropie) pour forcer le monde extérieur à s’adapter à nos valeurs et à notre perception des choses. La personne agissant ainsi (nous le faisons tous à un moment ou l’ autre) croit rétablir l’équilibre fragile à la base de « son bien-être ». Il existe une lutte inconsciente entre notre vision du monde et celle des autres. Ce combat apporte son lot de frustrations et d’émotions négatives et nous éloigne de notre nature spirituelle. Cette dernière permet d’entrevoir les autres, non plus comme une menace à notre équilibre, mais comme des êtres pouvant contribuer à notre bien-être. Malgré le caractère naturel de cette lutte, il faut comprendre que chaque nouvelle difficulté apportera les mêmes émotions puisque nous nous concentrons sur des éléments extérieurs. En fait, plus nous dirigerons cette énergie vers l’extérieur, plus les situations bouleversantes seront fréquentes, répétées et surtout… similaires. Nous n’apprenons pas à maîtriser notre expérience intérieure alors que c’est là que réside le pouvoir réel. Le divorce est un exemple d’évènement nous confrontant et nous forçant à changer, à grandir et à s’épanouir.
Lili et Scott viennent de se séparer. Même si ce divorce a été fait d’un commun accord, Lili a beaucoup de mal à surmonter sa peine. Le jour ou Scott a déménagé, elle s’est sentie terriblement seule. Des émotions contradictoires se bousculaient en elle. Elle sentait le poids des émotions et de l’insécurité du futur. La première phase du deuil est habituellement celle du déni. C’est-ce que Lili a vécu en apprenant les intentions de Scott de se séparer. Elle a d’ailleurs longtemps cru que les choses s’arrangeraient en laissant à Scott plus de liberté. Mais depuis qu’il a emménagé dans son nouvel appartement, elle réalise qu’elle doit vraiment passer à une autre étape. Mais des dizaines de questions l’assaillent : Qui suis-je? Que fais-je? Pourquoi moi? Qu’ai-je fait? Aurais-je pu changer les choses? Pourquoi n’ai-je rien vu aller avant? Dois-je vraiment vivre seule? Qu’est-ce qui donne un sens à ma vie? Les victimes d’une séparation se posent toutes ces questions en cherchant à comprendre: Moi qui me suis toujours identifié-e comme mari ou femme de ma/mon partenaire, je réalise aujourd’hui, que je suis une personne à part entière mais que je ne la connais pas. Je me sens perdu-e.. Ces questions bien normales reflètent la tristesse liée au deuil mais démontrent également la grande difficulté de changer et de retravailler la perception de soi. C’est l’angoisse de l’inconnu qui génère autant de tensions en soi. N’est-il pas plus confortable de faire perdurer une relation monotone et malsaine mais dans laquelle chacun connaît bien son rôle? Le divorce comme tout autre changement peut être un moment extrêmement important de l’existence où chacun réalise avoir laissé de côté une partie de ses idéaux et de ses valeurs. Les deux reprennent alors peu à peu goût à la vie et découvrent en eux diverses facettes de leur identité.
« Le deuil est un des instruments les plus puissants que la vie possède pour contrer l’entropie »
Au cours des moments troubles de la vie, nous nous retrouvons devant une nouvelle perception de nous-mêmes que des situations nous forcent à voir. Convaincus d’avoir perdu l’élément qui donnait un sens à la vie, nous sombrons dans une interminable dépression et nous avons du mal à reprendre notre goût de vivre. Déprimés, nous devons aller puiser dans nos réserves l’énergie nécessaire afin d’aller de l’avant. Si ces émotions nouvelles nous laissent croire que nous ne sommes plus nous-mêmes, elles révèlent des éléments qui font de nous des êtres uniques. Cette prise de conscience nous oblige à aller contre notre tendance naturelle à la stabilité.
« Chacun doit être l’aide-jardinier de sa propre âme »
Huysman
Le deuil nous oblige au changement et au dépassement. Par contre celui qui s'enlise dans l'homéostasie inerte (par le statu quo) se sent impuissant face aux évènements qui le bousculent. Celui qui décide néanmoins d'opter pour une homéostasie dynamique changera son quotidien en le rapprochant le plus possible de son idéal. Dans ces circonstances, les deuils, et surtout les changements qu'ils génèrent, deviennent des leviers essentiels pour l'évolution spirituelle de chacun d'entre nous. C’est ce qu’a fait Anne à la suite d’un événement imprévu venant bouleverser grandement sa vie professionnelle, donc toute sa vie en quelque sorte.
« Paulette, une de mes connaissances, est une femme d’affaire avertie. Après avoir consacré plusieurs années à restructurer une entreprise, elle arrive un jour au travail pour apprendre de la bouche de la sœur du patron qu’elle est remerciée de ses services. Sans préavis, sans le sous et sans recours, Anne se retrouve sans travail. Moins d’une journée après son retour à la maison, neuf collègues de son ancienne compagnie se présentent chez elle pour lui dire qu’ils souhaitent travailler pour elle. Sans le sous, elle décide de partir un projet et de débuter une entreprise de multimédia et de création de sites Internet. Elle appelle la compagnie Macintosh qui accepte de lui prêter de d’équipement pour une période déterminée. Au fil des années, elle connaît beaucoup de succès. Aujourd’hui, Paulette signale dans des conférences que le fait de s’être retrouvée dans une situation précaire lui a insufflé la force de dépasser ses limites. Anne a su faire de cette période d’incertitude un moment où elle a utilisé son plein potentiel pour se sortir d’une situation difficile. »
Au début de ce livre, nous avons vu que, dans sa quête d'équilibre (homéostasie), l'être humain a une tendance à l'habitude et au statu quo. Cette tendance est entretenue par son grand besoin de sens. En effet, l’homme veut comprendre l’environnement dans lequel il évolue et c’est la raison pour laquelle il en est arrivé, au cours de son évolution, à développer certains fonctions cognitives comme la généralisation, la simplification et la complétion. Il se crée alors des images, une perception et des croyances qui orientent non seulement ses pensés mais également ses actions quotidiennes. Même si l’environnement dans lequel il évolue ne correspond pas à son idéal, l’être humain a horreur de remettre en question le monde qu’il s’est construit.
Lorsqu’un évènement ne cadre plus avec le modèle qu’il s’est créé, l’homme se sent insécure et déboussolé. Alors et par crainte de bousculer l'équilibre fragile qu'il a créé, il garde pour lui tous les commentaires et les pensées susceptibles de chambouler davantage. Face aux deuils, certaines personnes chercheront désespérément à s’accrocher au passé alors que d’autres déformeront la réalité afin de s’ajuster au monde qu’elles avaient construit. Mais dans ces circonstances, elles accumulent et entretiennent des frustrations qui, à long terme, ont un impact négatif sur le corps physique et sur le niveau de bien-être.
Le deuil, c’est la perte de la sécurisante connaissance du monde, c’est faire face à l’inconnu, c’est évoluer comme être unique, sans la présence réconfortante d’une interaction qui, à défaut d’être agréable, a l’avantage de nous entretenir dans un terrain connu.
Puisque nous avons tendance à l’entropie, cette force nous maintient dans le statu quo alors que les divers événements de la vie nous poussent au dépassement.
Dans notre étude des mécanismes de la mémoire, nous associons une réaction donnée à une émotion donnée. Inconsciemment, nous nous retrouvons dans une interrelation avec le monde extérieur où chacun agit et réagit en fonction de schémas souvent restreints et ayant pour impact de nous faire revivre de vieilles souffrances. La fin d’une relation signifie de revoir en nous cette identité forge au fil du temps et des événements. Et c’est souvent cette raison inconsciente qui nous empêche d’aller de l’avant dans un changement qui serait bénéfique. La peur de l’inconnu et du changement nous laisse souvent dans l’inaction. La peur d’une perte d’identité explique souvent la crainte de changer les choses : notre rôle est déterminé, nous savons ou nous allons, nous savons qui nous sommes. Mais en dehors de ce schéma, nous ne nous reconnaissons plus. Le deuil nous confronte alors à une ouverture de soi. C’est à travers des moments bouleversants mais nécessaires que la vie nous pousse à élargir notre pensée et à retrouver notre idéal.
La mort, le deuil ultime
Le deuil et à plus forte raison la mort constituent des étapes difficiles de l’expérience humaine. La perte d‘un être cher génère des émotions d’une telle intensité que le degré de dépassement est grand. Il n’est pas rare de voir les personnes endeuillées sombrer dans la dépression.
Si le deuil revêt une dimension positive au niveau de l'évolution spirituelle, il implique néanmoins des émotions à apprivoiser. Cet apprivoisement se fait en déterminant les étapes du deuil dont la première est celle de la négation. Nous avons un bon exemple de cette situation à la réception d’une nouvelle bouleversante dont la réaction est souvent de dire "Mais non, c'est pas possible!"
Apprivoiser la mort et les deuils débute par la réalisation des étapes ultérieures à l’événement et la gestion de ces moments difficiles. Ce qu'il y a de positif devant la perte d’un être aimé se situe davantage sur le plan de l’évolution de l'être humain, qui, comme nous l’avons expliqué précédemment, est mû, dès la naissance par deux quêtes, l'une consciente, soit le bien-être, et l'autre inconsciente, c’est-à-dire l'évolution. Dans la quête du bien-être, la perte d'un être cher ou d'un emploi est particulièrement douloureuse et génère des émotions pénibles. Ces dernières passent par des étapes allant de la négation jusqu'à l'acceptation. Sur la plan de la quête d'évolution spirituelle par contre, le deuil constitue un moment pouvant être enrichissant car il peut devenir un moteur de changements importants. C'est à ce niveau que les deuils bien apprivoisés, vécus et extériorisés sont des moments privilégiés pour grandir et s'épanouir.
Accepter l’idée du deuil, c’est participer activement à la guérison et non pas se résigner. Se résigner signifie se confiner dans l'inaction en se considérant comme une victime.
Le deuil, quel qu’il soit, est une étape souffrante mais nécessaire pour évoluer. Il implique un dépassement de soi et l’être humain, dans sa quête d’équilibre (homéostasie), a horreur du changement. Sa recherche d’équilibre dans le statu quo (homéostasie inerte) l’a enlisé peu à peu dans une identité restreinte, trop souvent le résultat de croyances négatives. Si les expériences quotidiennes sont effectuées dans un cadre limité, il ne faut pas s’étonner que toutes nos ressources n’aient pas été exploitées. Au fil du temps, nous avons donc mis de côté plusieurs aspects de notre monde intérieur. Le deuil remet en cause une partie de notre identité tout en étant perçu comme une défaite, un recul, une faiblesse. Dans sa quête de sens, l’être humain s’est doté de croyances et de traditions lui donnant la certitude que même l’imprévu s’inscrit dans un dessein qui le dépasse. La citation de Khalil Gibran confirme ce principe: "Pourquoi faut-il que ce soit à l'heure du départ que l'amour se montre dans toute sa splendeur?" Ce qui donne un sens à la vie donne un sens à la mort.
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